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 { le cœur en téflon et l'âme dans le jéjunom }

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MessageSujet: { le cœur en téflon et l'âme dans le jéjunom }   Sam 14 Nov - 20:46

MAI SASHA
ft. Noodle de Gorillaz

۞ Prénom : Sasha
۞ Nom : Mai
۞ Age : 16
۞ Date de naissance : 19 Mai 1999
۞ Nationalité : Laotienne et américaine

۞ Orientation sexuelle : Pansexuelle
۞ Statut amoureux : Célibataire

۞ Profession en ville : Veudeuse de petites drogues à l'occasion, guitariste voulant bien faire de la musique une profession
۞ Logement : Une maison très modeste, chez maman et beau-papa, dans le quartier des plages

۞ Double compte : Non
۞ Est-ce un prédéfini ? : Non

CARACTÈRE
On me trouve bizarre, souvent. Ceux qui ne me trouvent pas bizarre, me connaissent. Ceux qui me trouvent vraiment bizarre me connaissent bien.

Mais c'est simplement une question d'être dans la masse, après tout. Avec tout ça, je reste vraiment très banale. Je suis pas particulièrement brillante, magnifique ou gentille. Je prends la vie comme elle vient, et je l'envoie chier si il le faut. Bon, d'abord, on me traite d'arrogante. Ouais, d'accord, je suis arrogante. J'aime pas me faire marcher sur les pieds, et je déteste par dessus tout les dictateurs. Presque autant que ceux qui sont tellement beaux qu'ils sonnent faux. Ceux qui sont superficiels. Je suis pas capable. Faut me comprendre, quand on est spirituelle comme moi, y'a de quoi s'enrager contre ceux qui mettent leur personnalité dans leur marque de vêtements et leur maquillage.

J'ai une sale tête de cochon. Une sale tête bourrée de convictions. Tu ne me diras pas quoi faire, et si tu m'énerves assez, je te donnerais sans doute un poing sur la tronche. C'est perdu d'avance, dans mon cas. Mais j'ai jamais été capable d'être pacifique. De toute façon, depuis maintenant 2 ans, je suis tout le temps en colère. Contre la vie. Contre ceux qui l'habitent. Contre moi-même. C'est une manière de prendre les choses comme une autre, non? En colère, et très paresseuse, aussi.

J'aime croire en les énergies autour de nous. La nature me parle, très souvent, bien plus que les humains qui la foutent en l'air. Je suis un peu exclus du reste du monde, je l'avoue. J'ai jamais eut beaucoup d'amis. Un grand réseau de contacts, ouais, mais pas d'amis proches à la tonne. Je m'associe beaucoup à l'araignée... La bestiole dégoûtante que tout le monde déteste ou craint, mais qui bouffe les impertinents et savent faire des chef-d'œuvres de leur huit doigts. Elles sont merveilleuse, mais pas d'apparence. Je me fous de l'apparence, ouais.

Je suis pas en train d'étaler tous ces défauts parce que je me dénigre perpétuellement. Non, je sais que j'ai un bon cœur. Je sais aimer de la bonne manière, et je suis très observatrice des choses et des gens autour de moi, même si ça ne paraît pas toujours. Je suis très impolie, je n'ai aucun tact et aucun savoir vivre. Ça ne veut pas dire que je ne suis pas une bonne amie pour autant. Si on apprend bien à se connaître et qu'on est fait pour partager du bonheur, bien sûre que je vais me donner la chance de t'apprivoiser.

Je ne fais confiance à personne, et surtout pas aux figures d'autorité. Je ne peux pas les sentir, c'est comme ça. Je suis peut-être un peu trop anarchiste dans l'âme, mais bon. Ça vient avec le volcan d'émotions qui m'égorge à chaque jour. Je peux éclater n'importe quand, et redescendre de mes folies juste après. Mais le flic de la place ne peut pas s'attendre à ce que je sois aimable avec lui.

J'ai brisé mes liens de confiance, aussi, faut dire. Tout ceux que j'ai profondément aimé, ou presque tous, m'ont abandonnée. Vaut mieux s'éloigner de ce genre de personnes, maintenant. J'ai plus de place pour un autre diachylon sur mon myocarde.


PHYSIQUE
Je suis petite, chétive, souris, minuscule, lilliputienne... N'importe quel terme qu'on voudrait employer. C'est sans doute la première chose qu'on remarque chez moi. Que je suis petite. Et maigre comme un clou. Si bien qu'on peut difficilement voir les courbes qui pourraient prouver ma féminité. Féminité, ouais... Pas tout à fait. De loin ou de proche, avec des vêtements appropriés, on pourrait facilement me croire pour un mec. J'ai une démarche sans la moindre coquetterie et je suis n'importe quoi sauf gracieuse dans mes mouvements. Sauf peut-être quand je danse.

D'accord, j'avoue que je sais être mignonne. Pas belle, pas tout à fait jolie, plutôt mignonne, complètement. Avec ma petite bouille, ma manière d'être et de bouger, de retrousser le nez et de faire des grimaces - j'adore faire des grimaces. Mais tout ça est vite camouflé sous mon code vestimentaire stricte: du foncé, du grunge, du punk et du rebelle. Des piercings à l'occasion, au nez et aux arcades faciales, un tatou d'araignée sur la main, un autre de rat à l'arrière de ma cuisse... Vous devinez que je suis pas du genre à me promener en bikini sur la plage. En botte d'armée, serait plus exacte.

Mes cheveux? Voyons voir... Je change régulièrement la couleur. À chaque mois, à chaque semaine, si l'envie me prend... Toujours des couleurs folles, bien sûre. Le bleu, le mauve et le rose me font bien. Le vert et le turquoise, ou même le cyan, me donnent aussi un air criard que j'aime bien. De toute façon, avec mes repousses de noir creux, ça paraît juste correct. Et de toute façon, c'est pas ça qui m'importe le plus. Si je soigne d'une telle manière mon physique, c'est un cri de rébellion à ce que la société attend de moi. D'ailleurs, les surplus de l'armée sont une boutique extra quand on se bat continuellement contre la vie, comme moi.

Mon visage, juste en dessous de mes cheveux, il est très banal. Comme je disais, il n'inspire pas la beauté. J'ai des petits yeux mesquins très fins qui scrutent attentivement autour de moi. On dirait que j'ai le mauvais coup de planter dans le front. Mes petites pommettes et mes petites lèvres bougent assez bien. Je tire la langue à rien, de toute façon, et ça donne un genre à mes sourcils versatiles. En plus, avec mon petit nez de cochon, je couine comme un goret à perfection. C'est la meilleure manière d'insulter les gens, ça, c'est moi qui vous le dit!



HISTOIRE



« - Mais qu'est-ce qu'il s'est passé, Mai?

- Sasha. »

C'est là que Nick soupire. J'aime pas qu'on m'appelle Mai. C'est le nom de mon père. C'est comme ça qu'on l'appelle. Il me regarde, moi, écrasée sur le comptoir. Mes cheveux qui n'ont jamais reçu de peigne me cassent le visage. C'est que je veux pas le regarder droit dans les yeux, non plus. Mes cernes donneraient sans doute un penchant sérieux pour son inquiétude. Nick c'est le frère de ma mère. Ou plutôt, le très, très bon ami. Il est propriétaire du bar Jenny Jumps à l'Ouest de la ville, et quand la place n'est pas encore ouverte, il m'invite à fuir l'abominable beau-père entre une limonade et une oreille qui sait entendre. Écouter, plutôt.

« - Tu étais exemplaire, à l'école. Avec des bonnes notes, tu étais sage... Même si tu as toujours eut le caractère de cochon de ta mère, faut l'avouer. »

Il rit un peu. Moi, je trempe mes lèvres dans ma limonade. J'ai pas envie de parler, de toute façon. Et puis, j'ai rien à dire.

« - Ta mère m'a dit, pour la sanction... Ils t'ont pas renvoyée? »

Je hoche de la tête pour dire non sans avoir à utiliser la langue. Non, après m'avoir coincée à vendre de la drogue à l'école, je me suis simplement fait avertir. C'était un conseil de la psy, vu que... Vu que ma vie me fait chier, dernièrement. De toute façon, c'est juste une question de temps avant que la famille apprenne que je vais plus à l'école. C'est plus une place pour moi, mais vraiment plus. Pas depuis que j'ai appris c'était quoi, la vie.

« - T'as eu le la chance, moustique. »

Je regarde le tatou d'araignée qui mange ma main droite. Je vais te le bouffer, moi, ton moustique. Ça le tuerait de m'appeler Sasha? J'aimerais établir la théorie des hommes qui devienne harcelant de mauvaises blagues et d'impertinences volontaires excessives en devant oncle. Comme une déficience qui apparaîtrait avec l'accouchement d'une sœur. C'est peut-être la sagesse qu'ils arrachent de leurs narines pour la donner au nouveau de la famille. C'est sûrement ça.

« - Et les Limb of Glory? Ils ont toujours été là pour toi. Plutôt que de faire des conneries, t'aurais dû t'accrocher à eux. Tu penses pas? »

C'est pas des reproches, c'est de l'amour. Ça s'entend. Je gratte le bois du comptoir avec mes ongles. En arrière de moi, y'a un serveur qui fait du bruit à mettre les chaises sur le sol. Je vais devoir bientôt foutre le camp, et c'est tant mieux.

Les Limb Glory, c'était mon groupe de musique. Ils étaient tous assez vieux, plus que moi, en tout cas. Des adultes, quoi, ou presque tous. Mais Nick nous avait toujours laissé jouer dans son bar sans problème.

Et eux, il sont partis à New York tenter de se faire une vie de star. Ils doivent être dans la rue à crever de faim, en ce moment. Je sais pas. J'ai arrêté de leur parler. Ça serait de la torture que de jouer à l'aimant avec d'autres, encore, qui m'ont abandonnée. J'aurais pu aller avec eux. J'aurais dû. Mais je suis collée ici, comme une mouche sur la toile gommeuse d'une mygale. L'oncle, il voit que je vais pas répondre, alors il me tape doucement l'épaule, et me dit, comme toujours:

« - Fais attention à toi, okay? »

Je cale la limonade et je mets le pied dans la porte.



۞


« - Tu avais quel âge à cet époque?

- Quatorze.

- C'est pas facile à cet âge là, hein... »

Ferme ta gueule, c'est tout ce que je pense en retour. Ferme ta foutue gueule de conasse, et donne moi mon attestation. Bras croisés, jambes pareilles, et un moue de vache qui veut rien savoir sur la tronche, tu vois pas que j'en ai rien à cirer de ta thérapie inutile? C'est une travailleuse sociale. Sont toutes pareilles, de toute façon : elles ne savent pas où se trouve l'âme d'une personne, alors elles creusent le cœur et la tête. La mienne se trouve dans le jéjunom. C'est à force de se faire chier qu'elle s'est placée là, toute seule. C'est pas moi qui l'aurait empêchée de toute façon.

« - De quoi est-il décédé? »

Je ne la regarde plus, comme si tout l'intérêt qu'elle se donnait pour mon être ne valait pas plus que la statuette de cheval sur son bureau. Je la fixe, la statuette. C'est qu'elle est tellement vide de sens, de beauté et de goût qu'elle créée un vide autour d'elle. Comme les trous noirs. J'aimerais arrêter de penser. Se couper le crâne un moment, et pas avoir à faire toutes ces conneries devant la personne la moins intime et personnelle de mon monde. J'aimerais être un trou noir. À la place, je suis une gamine pâlotte. Si Sarah avait été là... Si elle avait été là... Je sais pas.

Mon cou tombe sur le côté. Je mime secrètement ma mort à la balle dans le crâne, mais n'importe qui penserait simplement que je suis atteinte d'une paresse effrontée. C'est plus une négation à tout ce que les gens veulent que j'entreprenne de la vie. Quelle chiasse, tout de même!

« - Un accident.

- Un accident de voiture? »

Je réfléchie un instant. Puis je la regarde. La moitié de l'école sait de quoi il a crevé. Elle veut juste me l'entendre dire? Elle fait la conne? Elle le sait réellement pas? Sur la liste des métiers hypocrites de ce monde, la travailleuse sociale passe en deuxième, ou troisième, pour sûre. Le premier, c'est clairement le métier de beau-père. C'est le pire. J'accote mollement mes bras sur les appuis de chaque côté de moi, sur la chaise. Je suis tellement chétive et minuscule, maigre et souris, qu'on pourrait croire qu'elle me fait un trône. Mais je transpire tellement l'arrogance que croire que je pourrais chier dessus avec la plus magnifique des nonchalance serait plausible.

« - Un accident. »

J'accote mollement mes bras. C'était pas un accident, c'était un suicide. Mais n'importe quelle petite fille de quatorze ans sensée comme je l'étais aurait dit qu'il s'agissait d'une erreur. Comme la fatalité qui passe la mauvaise blague au destin, qu'elle aie ensuite la divulguer à la motivation humaine. Parfois, j'ai l'impression que tout cela n'est qu'une grosse pelote de laine mouillée et dégoulinante. Un peu comme du vomit de chat – on voit le genre. Un peu comme mon jéjunom.

« - Écoute, Sasha, si tu ne veux pas coopérer, je ne pourrai pas t'aider...

- T'as qu'à signer mon attestation, puis tout va être régler.

- Ce n'est pas comme ça que ça fonctionne, tu le sais bien. »

Elle a levé le ton. J'ai pas bronché. Je réfléchie. Je passe sa patience à l'aiguisoir, on dirait bien.

« - Cette année a été très... très difficile pour toi. J'essaie de t'aider. Tu sèches les cours depuis près de six mois maintenant, et on t'a déjà surpris une fois avec de la drogue à l'école... »

Je roule les yeux. J'ai vendu une fois, à un mec, pour le dépanner. Plein d'étudiants dans cette école sont défoncés à longueur de journée, et on me pointe du doigt pour une connerie pareille... Bon. J'avoue vendre régulièrement sur les terrains des résidences, mais... Là n'est pas la question.

« - Si tu ne fais aucun progrès, le proviseur et moi seront forcés de contacter une école de réhabilitation...

- Pas si je passe mes examens ministériels.

- Tu ne peux pas y arriver, Sasha. Tu... Tu n'as pas été à tes cours, cette année! »

La triche fais des miracles, bonne femme idiote. Elle soupire. C'est de la pitié que je vois dans ses yeux? J'ai envie de dégueuler, là, mais je continue à lui donner mon air de vache. J'ai rien de mieux à faire, bien écrasée sur ma chaise, et le derrière de la tête adossé comme un balais dans le fond d'un garde-robe.

« - Tu l'aimais beaucoup? »

C'est pas vrai! Elle retourne à ce sujet! Il est mort, et quand elle utilise sa langue c'est pour le ressusciter grossièrement un peu plus à chaque fois. Qu'est-ce qu'elle lui cherche, encore?

« - Hm-uhm. »

Je réponds comme toute affirmation. Quelle gamine de quatorze ans n'aime pas son père, putain!?

« - Tu sais, s'il était dépressif, ce n'était pas de ta faute...

- Je suis au courant. Et aussi, si j'ai pas été voir de psychologue depuis le temps, c'est pour pas me faire dire ce genre de conneries inutiles. »

Je me lève, puis je prends mon sac que je fais atterrir lourdement sur mon épaule gauche. Puis je tends la main, pour obtenir mon dû que j'aimerais tellement pris pour acquis.

« - Tu me la donnes, mon attestation, Madame-je-suis-sensée-aider-les-étudiants? »

Je mâchouille mon chewing-gum avec la politesse de la succion de la bave contre mes dents.

« - Non, Sasha. Il faut que tu démontres du sérieux dans tes études pour que ça arr- »

Elle a arrêté de parlé parce que je viens de coller le chewing-gum sur son bureau. J'en peux plus de l'entendre parler, alors je sors de son bureau en claquant la porte. Pas possible. Pas possible que les tartes de ce monde devienne travailleuse sociale, directeur ou policier. Y'avait Sarah qui me comprenait. Sarah...

Dans le corridor de l'école, ça grouille très modérément. Des étudiants qui flânent, d'autres qui fouillent leur casier. Un gars qui tient une planche à roulettes sous son bras me lance un « Hey Sasha! » qui semble plutôt amicale. Mais je le rends pas. Je regarde le babillard en face de la porte de la tarte. C'est plein d'annonces. Puis y'a la mienne, aussi. Avec mon numéro de téléphone, une grosse photo de Sarah et un texte expliquant la date de sa disparition. J'ai le cœur en caillots, maintenant. Je m'allume une cigarette puis je sors de l'école pour aller à ma voiture, dans le stationnement. De mon sac, je sors d'autres photocopies de cette affiche que j'ai placardée partout dans l'école et dans la ville, puis je les mets sous les essuie-glaces des automobiles qui traînent autour de mon pick-up rouillé. J'y monte, je fous mon sac sur le siège passager, et je décampe en faisant crisser les pneu.


۞


« - Hey! Ouvre tout de suite! Et ta musique de fou, tu l'arrêtes! C'est clair?! Ouvre, tout de suite! »

La musique, c'est juste du rock alternatif. Ça a rien de fou. Et lui, il va presque défoncer la porte de ma chambre. C'est une manière plutôt charmante de savoir qu'il est de retour à la maison.

« - Ouais, ouais... Je l'arrête, la musique.

- Ouvre la porte, sinon j'entre de force.

- Calme-toi, le maniaque! »

J'ai à peine le temps de fermer la radio, ranger Butterfingers la tarentule dans son vivarium et d'éteindre mon joint qu'il fracasse ma pauvre petite porte et met les pieds dans ma chambre. Son doigt me menace et il fait de grands pas de méchant homme pas content vers moi. Seigneur, qu'est-ce qu'il y a, encore?

« - Regarde-moi dans les yeux, petite, et dis-moi la vérité, c'est un ordre! Un de mes fusil est plus là. C'est toi qui l'a prit? »

Je soupire. Passe une main dans mes cheveux. Quel champion débile.

« - Non, j'ai pas pris ton foutu flingue. Je suis contre ça, les armes à feu personnelle, tu le sais! »

Et, évidemment, le cendrier sur mon lit attira son attention d'une quelconque sournoise manière.

« - Tu te fous te moi, là? Je t'ai dit que j'en voulais plus d'herbe, dans ma maison! »

Il me gueule dessus, il me gueule tout le temps dessus. C'est bon, là-dedans, les beau-pères. Les flics aussi. Lui, il est les deux en même temps. J'ai aucune chance.

« - Je t'ai dit aussi que je voulais plus que tu entres dans ma chambre, crétin.

- Hey! Je t'interdis de me parler sur ce ton! Ta mère et moi, on fait de notre mieux pour t'aider. Mais t'es qu'une sale tête de cochon, hein!

- Ma mère et toi?! Tu vaux rien, à côté d'elle! Je comprends même pas comment elle fait pour être avec un con dans ton genre. »

C'est là qu'il me cogne. Et c'est bizarre, mais j'ai vraiment pas l'impression d'avoir vu la chose arriver. J'ai vu son bras bouger, et là... et là, une ou deux seconde plus tard, ma joue, elle chauffe comme les yeux d'un junky. Je le regarde, puis je me dis que je vais le tuer, un jour.

« - Je suis désolée, Sasha, mais tu me pousses à bout et-

- C'est la première et dernière fois que tu me touches, enfoiré, dégage! »

Il sort. Enfin. Je tombe assise sur mon lit. Je pleure, mais sans larme, juste un peu, puis je sors mon cellulaire de ma poche. Le fond d'écran, c'est moi et Sarah. Où est-ce qu'elle est? Je suis rendue tellement seule depuis qu'elle est partie... On s'était promise de foutre le camp et d'aller explorer le monde, et elle a juste... disparue. Elle aussi, elle m'a abandonnée.

Je frotte ma joue. Ça fait vraiment plus mal que ça pourrait avoir l'air, mais je garde le menton haut. Je suis habituée, avec ma carrure et les emmerdes dans lesquelles je me fous, de manger des baffes. C'est rouge, ça va devenir bleu, ensuite verdâtre, puis ça va s'en aller avec le temps, comme les autres...

Je tire une boîte cachée en dessous de mon lit. Y'a le fusil, dedans. Rien de bien gros. Le genre de chose qui se range bien dans le pantalon. C'est une question de se sentir plus en sécurité, dans ce monde de malades mentaux. Je me couche sur le lit, avec mon cellulaire et mon arme contre ma poitrine.

Mon animal spirituel est l'araignée. Je ne vous l'avais pas encore dit.


۞


« - Oh... Sasha. Ne me dis pas que tu t'es encore battu à l'école? »

Dire à ma mère que c'est son nouveau compagnon nazi qui m'a fait ça est hors de question. Des plans pour que tout dérape trop rapidement. Je ne lui réponds pas.

Sur ma banquette, appuyer mollement contre la table encore sale des clients précédents, je fixe le soleil dehors. Il fait chaud. Il a toujours fait chaud. C'est crevant. J'aime ça, au moins. Je serais bien trop malheureuse dans le Nord de la Russie, moi.

« - J'imagine que t'es ici pour un repas gratuit, encore? Tu n'en manques pas une, toi. »

Ma mère me sert un café. Je regarde son tablier, par dessus son uniforme de restaurant. Il est tellement propre qu'il serait scientifiquement impossible d'en prouver la réalité. Maman se penche pour regarder mon visage. Elle scrute la couleur de mes cheveux, sous ma tuque.

« - Un joli petit rose framboise, cette semaine? Tu n'as pas peur de perdre tous tes cheveux en les teignant comme ça?

- Être chauve donne de l'attitude.

- C'est laid, surtout. Allez, bois ton café, je reviens avec une omelette. »

Peut-être que je devrais foutre le camp. Prendre Butterfingers, ma guitare, le flingue et tout le pognon qu'il me reste et quitter l'état.

Rick, c'est le dealer pas net de la ville. On veut pas s'en approcher, et on veut surtout pas avoir à faire à lui. Vous savez combien je dois à Rick? Moi non plus. Mais avec les intérêts et une compensation pour la merde dans laquelle je l'ai mis, ça doit être bien au dessus de mes budgets.

Je sirote mon café. Les journées passeront, et le reste viendra avec la fatalité, le destin et la motivation humaine.

UN PEU DE VOUS
۞ Sexe : Oui
۞ Age : 20
۞ Pays : Mon pays c'est pas un pays, c'est l'hiver (une blague de Québécois. dites moi que je suis pas la seule e.e PARCE QUE CEUX QUI ONT PAS DEVINÉ QUE JE SUIS QUÉBÉCOISE, VOUS M'AVEZ PAS VU ALLER >.> !!!??!??!)

۞ Comment avez-vous connu le forum : BIDOU-BIDOUNETTTTEEEE *sur l'air de Macho Man, évidemment)
۞ Que pensez-vous du design : KJGADSHUABSEFHIBF *p*
۞ Fréquence de connexion : ta mère/7 jours (non mais sérieux, habituellement je me connecte everyday, mais là je suis en fin de session alors on me traiterait de menteuse :') disons le plus souvent possible, puis, dans le future, 6 jours sur 7, merci bien <3)
۞ Nombre habituel de lignes/poste : beaucoup trop ;_;

۞ Statut de la fiche : En cours [_] Terminé [x]
۞ Code du règlement : Validée par BIDOOOUUNETTE, BOUAHAHAHAH ♥ Alias Pedobear, Aheum.
۞ Nom du personnage de votre avatar : Noodle
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MessageSujet: Re: { le cœur en téflon et l'âme dans le jéjunom }   Mer 18 Nov - 4:39

d'ailleurs mon nom prononcé correctement ça sonne comme ''ça chamaille''


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MessageSujet: Re: { le cœur en téflon et l'âme dans le jéjunom }   Dim 22 Nov - 16:10

Caractère ici




Jéjunum (n. m.) [ANATOMIE] : Partie initiale de l'intestin grêle située entre l'estomac et l'appendice vermiculaire, ayant comme fonction d'absorber les lipides par les parois muceuses et de faire jaillir par voie orales les matières non ingérables lors de malaise digestif (ex.: colique, gastro-entérite, empoisonnement, etc.)

Permettez-moi de commencer par le caractère. Je justifie le déplacement de case ainsi par la pertinence d'apprendre le caractère de cochon de Sasha avant de découvrir les forges de sa personnalité. Vous apprendrez donc les racines de cette attitude bornée et pessimiste via quelques petits épisodes de sa vie, mais d'abord; le baobab.

Avant de commencer, il serait préférable que je parle un peu de moi avant de parler de Sasha. Je me nomme Quang Fô Xuan, ou Docteur Fô Xuan pour les patients. Je ne suis pas une entité à part entière, je ne vis que dans le subconscient de notre chère protagoniste. Celle-ci m'a connu dès son plus tendre jeune âge et n'aura probablement jamais rencontrer de psychothérapeute aussi bonne à la percer. Sasha pense souvent à moi; je vis donc à travers elle. Elle ignore si je suis toujours docteur, si je suis toujours en vie. Elle ignore si j'ai une famille, si j'ai des sentiments ou une humanité en dehors des cabinets. Remarquons que je ne m'en plains pas; vivre dans son encéphale n'est certainement pas une tâche ennuyante, et il me fait plaisir d'y vivre pleinement d'une perception erronée de garçonette de douze ans et demi.

Ne craignez rien, vous tombez bien, sur moi, puisque je suis l'être qui en a le plus à dire sur la principale intéressée. Bien plus qu'elle-même. Mais je préfère laisser les sujets s'exprimer d'eux-même avant de les cerner. Débutons donc, à présent.

Je n'ai vraiment rien à dire. Je suis pas précieuse, je suis pas talentueuse en quoi que ce soit. Je suis pas importante aux yeux de quiconque et je n'ai rien à foutre de cette vie de merde. J'ai des convictions, mais je suis très paresseuse. Cherchez pas à savoir pourquoi je suis toujours dans ce merdier qu'on appelle la vie.

Alors débutons par dire que Sasha est une être complètement bornée. Non, elle n'en a pas rien à foutre. C'est ce qu'elle se pousse à faire croire aux gentes et à elle-même, de tout son cœur. Bien sûre que non. Si c'était une vérité, elle se serait enlever la vie depuis longtemps, croyez-moi. La traite-je de menteuse? Non, bien sûre que non. Elle a dû mal à comprendre ce qu'elle ressent, ce qu'elle veut, la mule, c'est tout.

Pour ce qui est du reste, Sasha a bel et bien raison. Elle n'est pas plus brillante que les autres, ni plus forte ou plus belle. Elle est importante aux yeux de sa famille, comme n'importe quel enfant qui aurait dérapé, mais à personne d'autre. Une banalité qui sort du lot, parce que c'est ainsi. Mais cela va de soi que je ne peux m'empêcher de noter l'emploi des mots et des traits de sa personnalités qu'elle a elle-même énumérer : c'est péjoratif.

Je suis rien. Voilà. Je me drogue et me saoule pour pas être sobre. Sinon, je jeûne et me gave de café. Ça rend euphorique, sa coupe l'esprit un peu. Mais je m'en fous des autres. Je m'en fous de ce qu'ils peuvent bien penser. J'les envoie tous chier. Ils comprennent pas.

Non, tu ne t'en fous pas du tout. Le fait simplement que tu prononces l'occasion d'en discuter avec un ton aussi acerbe me démontre le contraire. Une jeune femme qui met autant d'énergie et de temps dans son apparence physique ne peut se foutre totalement du regard des autres. Une teinture nouvelle et hurluberlus à chaque mois, si ce n'est pas à chaque deux semaines. Des tatous plein les bras et plein la tête, comme pour dégueuler sur ton corps la fierté de faire partie des rebelles de la société... Ce que les autres pensent de toi te concernent énormément.

Je m'en fiche, de toute façon. Je vaux bien mieux que la plupart des pimbêches et des idiots de mon entourage.  

Dit la puce qui n'a aucune estime d'elle-même. À qui on a jamais appris à faire confiance, et qui n'a jamais porté confiance en elle-même. Si terriblement qu'elle est incapable d'accepter les compliments.

Mais... Mais je dis ça par expérience. J'y ai médité, avant. Mais les gens sont souvent vides. Y'a rien qui m'agresse plus qu'une façade en plastique qui fait semblant d'être intéressante. Pff... Le lycée en regorge. C'dégoûtant. Elles marchent dans les corridors et se pensent bien bonnes... Mais y'a tellement de plastique que c'est plus possible de trouver l'immatériel là-dedans. Qu'est-ce qui compte, vous savez. Ça me fait serrer des dents d'y penser, et ça me fait enfoncer les griffes dans la peau. Je suis quelqu'un de très spirituelle, mais en cachette. La spiritualité n'est plus associé qu'à la religion par les petits cons maintenant. Mais je suis persuadé que la nature veille sur nous. Qu'elle nous communique et qu'elle peut se faire symbiose avec l'esprit humain. Que les énergies nous guident et nous aide...

C'est rassurant de savoir qu'une force plus grande que nous veille sur notre chemin, oui. Méditer, ça, elle n'y va jamais de main morte. Elle médite beaucoup, la petite. En silence, seule. Seule avec elle-même? Non. Elle se déteste beaucoup trop, même si ce n'est pas quelque chose dont elle a conscience forcément, et donc qu'elle ne démontrera pas directement. Elle préfère méditer avec ses psychédéliques, son encens et sa musique. D'où l'importance pour elle de ne jamais être sobre et dénudé d'art.

Alors là vous comprendrez que... ce que je veux des autres? La foutue paix. J'ai rien demandé à personne, moi!

Non, ce que tu veux d'eux, c'est leur reconnaissance et leur amour. Tu ne sais simplement pas comment l'exprimer, et c'est beaucoup trop gênant, de toute façon. Le pire dans tout ça... Le pire serait que tu sois rejetée après avoir quêté de l'affection de ton second. N'est-ce pas?

Je ne veux pas des autres. Vaut mieux briser les liens qu'on tisse et s'attacher à pas un chat. Alors je vous dis tout de suite, vous me foutez la paix. Si je viens pas vous voir, vous me laissez dans mon coin. Si je viens vous voir, gare à votre cul parce que je peux vous le botter à tout moment. J'ai déjà mordu une fille à l'épaule pour rien sinon qu'elle voulait trop être mon amie. Je sais être violente, oh ça oui, bordel! J'ai beau être une p'tite frêle, j'hésite pas à faire parler mes poings. Et vlan dans ta gueule si tu te la fermes pas! J'ai peur de rien. Je suis capable de tout défoncer, et dans tous les sens du terme.

Et pourtant, Sasha a toujours haï la violence. Et pourtant, Sasha a toujours eut besoin d'autrui. Et pourtant, Sasha a toujours vécu dans la peur.

Mais avant de vivre dans la peur, Sasha vit dans la colère. Une colère noire et sans borne, un état d'esprit qu'elle traîne toujours avec elle. En colère, contre la vie, contre elle-même, contre le Destin qui n'est rien d'autre qu'une amalgame d'événements consécutifs joués au hasard... Et il y a apparemment une rage inouïe à traîner pendant cinq ans et plus envers ce concept qu'est la relation entre l'espace, le temps et nous-même à travers cela.

Je la connais. Je peux vous dire franchement que Sasha vit dans la crainte. Crainte viscérale du rejet. C'est pourquoi elle aura toujours l'élan complètement instinctif de se rejeter des autres dès que la relation devient sentimentale. Elle avouerait sans peine, si seulement elle en était consciente, que de se rejeter soi-même est bien moins douloureux que de se faire rejeter par un être chez qui on avait bâti un espoir d'amour... Par là, on entend l'amour d'amitié, de cœur, de famille, d'appartenance... Et de tout ce qui est énumérable à partir de ce terme.

Je suis solitaire en générale. C'est mieux être seule. Je sais abuser de la compagnie des autres aussi, c'est sûre. J'ai un grand réseau de contact - pas trop le choix si je veux vendre un peu de drogue par-ci et par-là pour me dépanner ou dépanner des potes - mais des amis proches... Rien. C'correct. J'aime bien faire des conneries. Je sais avoir mon humour noir et déplacé. J'arrive a bien déconner, à faire rire les autres... Mais on me trouve plus bizarre qu'autre chose, à l'habitude. Créer des mal aises n'a plus de secret pour moi, c'est même un don qui a pas de limites dans ma cervelle. Pensez pas que j'ai un joli p'tit air, par contre... Non, je suis arrogante la plupart du temps. Sinon tout le temps. Je suis capable d'être sympathique, mais je vous ai dans le cul quand même par moment. Peu importe qui, peu importe la circonstance...  

Si sa parole est aussi osée et vulgaire, c'est simplement qu'elle a besoin qu'on lui dise aussi crûment que possible ses belles petites quatre et simples vérités. Ne vous en faites pas, c'est ainsi que l'anglais lui a placé la langue, à travers les petites furies et les «fuck» trop possibles à positionner un peu partout dans les syntaxes. Pourquoi personne ne lui dit ce qu'elle a besoin d'entendre? Parce que personne ne sait, bien évidemment. Et la personne qui s'en chargera devra s'atteler pour de bon, car Sasha est très, très sensible. Sensible d'émotion, sensible d'empathie... On pourra bien penser ce que l'on veut, mais elle a une empathie débordante. Ce qui l'enrage au creux de son foie, c'est sans doute la possession d'un amour débordant pour le monde et la sensation d'aucune réciprocité. Empathie, oui. Pour ce qu'elle aime; donc très peu de gens, et la planète terre en soi. Le prochain sur la liste? Difficile à dire.

Tu te sens seule, petite, tellement seule que tu te parles à haute voix pendant tes moments de solitude. Tu es incapable de te confier, et ça te rend tellement triste et vulnérable... Je le vois bien. C'est un cercle vicieux que tu t'es établi sans le savoir.

Ce que j'adore, ce qui me fait vivre, c'est deux choses : l'art et mon frère. L'art, c'est quelque chose de présent dans ma vie, cela va de soi. J'adore la calligraphie. J'adore inventer des nouveaux mots malade mentaux et furoncles, et une manière totalement débile de les écrire. Le Chinois et l'Anglais sont parfait pour ça. Le Vietnamien, je préfère pas le tordre... Puis mon frère... Mon frère j'espère qu'il va bien...

Cette combinaison est, en sommes, le fil qui relie le bout de sa tête à la vie. Si elle n'a pas encore couper ce fil, c'est qu'elle s'est promis de voir son frère grandir avec les rides et le sourire. Son frère, elle l'adore. Elle n'a pas signe de lui depuis des années, mais elle l'aime toujours autant. Et elle sait qu'elle le retrouvera un jour. Il a neuf ans, à l'heure actuelle, et il a tenté de s'enlevé la vie deux fois. Problèmes de santé mentale, bien sûre, et troubles comportementales sont à l'origine de tout cela. Quelque chose don aucun humain sur terre n'aurait la chance de guérir miraculeusement, mais que Sasha dévore en énorme culpabilité. Et si elle n'avait pas foiré sa vie au Vietnam? Et si on lui avait laissé la chance de rester aux côtés de son frère? C'est ce qu'elle se demande et ce qui l'empêche de dormir la nuit. Ça, et la non certitude que son frère n'est peut-être pas encore dans le noir. Es-tu heureux, Linh?

Ce qui me fait chier, tout autant que les Barbies, c'est les autorités. Les profs, les flics, les doc'... Bande de couillons qui y comprennent foutrement rien. Ils cherchent tout le temps des raisons, et ça se trouve dans l'âme, tout ça. Alors ils cherchent l'âme puis ils la trouvent jamais. La mienne est bien cacher, entre deux caillots de bile. Ils trouveront jamais. Alors ils font qu'être des briseurs de liberté et de rêves. Des salauds. J'leur ferai jamais confiance. Et d'ailleurs, faut pas faire confiance à personne, sinon à soi-même.

Une autre manière de dire qu'elle est complètement immature. Encore prise dans la mentalité de la petite fille de quatorze ans qu'elle était et qui se faisait sermonner par quiconque était assez haut pour la pointer du doigt. Avec raison : elle manigançait - et manigance - toujorus des plans foireux et illégaux. Vente de petites drogues, vols, graffitis et autres bêtises du genre engendrées par la haine et la tristesse. Est-ce que Sasha sait donner de sa confiance? Bien sûre. Elle a simplement beaucoup de mal à le faire, car quiconque en aurait l'opportunité se verrait lancer dans la construction mentale qu'elle a des relations humaines : soit le rejet, le déni et la violence. N'importe quoi pour ne pas prendre le risque d'être blessée, encore. Il s'agit, presque, d'un auto-ostracisme guidée par une cacochyme maladroite. Ceux qui ne voient pas le portrait le dégusteront en sa présence, c'est tout.

J'aime beaucoup penser que je suis comme l'araignée. Solitaire, et dégoûtante sur une base sociale standard. Que très peu de gens savent apprécier. Qui décapitent les mouches et qui manipule ses longues pattes partout. Si vous me faites chier, ou si je vous aime assez, vous allez vite rencontrer ma bonne amie Butterfingers. C'est une tarentule tigre de terre* non venimeuse, bien noire avec le bout des pattes trempées de beige. Je la traîne souvent avec moi, dans mon sac ou dans ma poche cela fait maintenant 2 ans. Une tarentule du Vietnam que j'ai accueillit juste avant mon arrivée. Je l'adore. Elle me rappelle ce que je suis.

Tu aimes beaucoup penser cela car l'araignée fait des chef-d'œuvre pour tuer. Butterfingers ne te rappelle pas ce que tu es, mais ce que tu veux être. Tu aimerais tellement faire la violence de ton art, mais tu n'y as pas assez la confiance, ni le courage. Alors tu la fait de ton poing et de tes crocs. Mais cette colère, notre chérie, tu pourrais la battre sur le parchemin. Ne l'oublie pas : Sasha serait promis à de grands talents si elle laissait sa confiance chevaucher sa volonté.

*traduit de l'anglais "Earth Tiger"


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MessageSujet: Re: { le cœur en téflon et l'âme dans le jéjunom }   Dim 22 Nov - 16:45



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MessageSujet: Re: { le cœur en téflon et l'âme dans le jéjunom }   Lun 23 Nov - 17:40

Histoire ici




Ne nous éternisons pas sur le sang, mais jetons-y un coup de globe.

Lôc Mai était un Vietnamien qui prenait très à cœur ne travail et l'art. Il s'était imprégner dans le cœur et dans le crâne que l'influence de la culture chinoise sur celle du Vietnam était la plus belle chose que son pays eut connu. Il pratiquait l'art de la calligraphie ancienne et savourait les bourgeons de thé jaune à chaque jour, très religieusement. Lôc travaillait pour Suntech Power, à Hanoi, et avait un poste à Shanghai lors de ses escales. C'est d'ailleurs dans ces bureaux qu'il rencontra Li Na. Li Na était une femme érudite qui aimait d'amour parfois tranchant, mais toujours très authentique. Elle avait des valeurs aux endroit les plus justes du mental, et savait se servir de sa finesse de jugement pour arriver à ses fins. Tous deux s'installèrent à Hanoi pour avoir deux enfants. La première étant Sasha.

Sasha grandit normalement. Elle était bonne à l'école, avait des amis, une vie parfaitement banale en soit. Ressentir de la part de son père une difficulté à assumer qu'elle n'aie pas de phallus était sans doute la seule imprécision dans cette enfance parfaite. Elle aimait sa mère, était folle de son père. Ensemble, dès qu'elle eut l'âge de tenir un crayon, ils firent pratique du pinceau, de la brosse et de la plume sur plusieurs années. Une heure sacrée par jour, et un développement cognitif qui lui était tout simplement trop bien destinée. Un petit frère survint pendant ses huit ans. Elle s'en lia d'amour.

D'amour. D'amour. L'amour a été si important pour moi toute mon enfance. Ma mère m'a chérie et m'a appris à chérir. J'ai chéri mon frère. Et mon papa... Mon papa adoré, je voulais tant qu'il m'aime! Il me disait, parfois, qu'il avait du mal à supporté que je n'étais pas un petit garçon. Il me le disait de manière abrupt et subtile à la fois. Et il me disait souvent, souvent qu'il m'aimait. J'étais trop petite, trop timide et maladroite. Trop craintive de le blesser. Je l'aimais tant. Je ne lui ai jamais dit à quel point il était important, lui, pour moi. À quel point j'avais besoin de lui et de son amour. De ses leçons de calligraphie et de ses baisers sur le front pendant la berceuse. Je lui avais jamais dit, mais j'avais pris pour acquis que ce serait un infini...

Puis la paix d'esprit devint colère à ses douze ans quand Lôc se suicida. Une dépression qui germait, puis poussait en lui depuis une enfance de chien battue. Rien qui ne concerne Li Na. Rien qui ne concerne Sasha, ni même Linh qui n'était âgé que de cinq ans. Juste, comme ça.

Le lâche. L'enfoiré. Il a abandonné maman. Il s'est foutu de Linh. Et il m'a rejeté. Moi. J'étais sa «petite merveille rare». Et j'avais besoin de lui. Et il m'a rejetée. Il m'a tout simplement foutu en l'air. Il m'a laissé là, quand j'avais besoin de lui. Il m'a exclu de sa vie quand c'était ma raison d'être. Qu'est-ce que j'ai fait pour attirer le rejet de Sa part?

On l'engagea en psychothérapie, inutilement qu'elle hurlait. Elle ne trouva jamais de bonne raison, et décida d'être frustré jusqu'à aujourd'hui.

Sasha se détacha de sa mère, et de son frère. De ses amis et de sa vie en générale. Elle surpassa ses mauvais actes et commença à pourrir de l'intérieur. Comme un pomme. Treize ans fut le début de ses mauvaises pensées et encore pires fréquentations. Elle débuta la drogue, enchaîna avec l'alcool. Elle commença à sécher les cours et traîner avec ces bandes de voyou qui n'arriveront jamais à la cheville de la notoriété qu'ils prétendent détenir. Des petits tarés qui défoulent leurs plaies dans le vandalisme et le vol. À quatorze ans, inutile de dire que l'établissement scolaire duquel elle avait été renvoyée plusieurs fois ne voulait plus voir son nom figurer sur aucune liste possible.

J'avais envie de crever et j'avais fermé mes yeux sur tout. Ça m'a pris une claque sur la gueule pour me réveiller et me faire comprendre que j'avais foiré. Mais il était trop tard. C'est sûre. On se rend toujours compte des choses trop tard, hein. Ma maman. Elle était là dans la cuisine, avec cet air qu'elle me donnait depuis la mort de mon papa. Comme si elle était déçue et désappointée de moi. Et que ça lui faisait très mal. Elle m'avait dit : «Regarde, les inscriptions commencent le mois prochain.» Puis elle avait tourné l'écran de son ordinateur portable pour me montrer le site de Volfoni. Tss... Ringard. Une école de frais-chiers. N'importe quoi sauf le sentiment d'appartenance que n'importe quel adolescent cherche désespérément. Des beaux élèves, des beaux jardins, des belles enceintes, des beaux rêves américains de beaux programmes, des beaux des beaux des beaux. Rien à quoi je puisse m'associée. Puis j'ai dit du silence. Puis elle a comprit que je lui crachais du mépris. Elle a renchérit rapidement : «Il y a un programme dédié à l'art plastique, tu y serais bien.» J'ai tout de suite trouver la négation possible : «Je suis à chier à l'école, je serai jamais accepté là-bas.» Sur quoi elle n'a pas du tout employé de tact pour parler à sa fille qui en avait, d'une quelconque manière, dix fois moins : «C'est d'abord une école pour aider les jeunes délinquants. J'ai décidé de t'y inscrire. Tu ira à la prochaine session. Ils ont un programme d'art, je fais cela pour que tu puisses t'y épanouir.» Et c'était dit sur ce ton, sur ce ton si catégorique et froid que je savais que je n'y échapperais pas.

J'ai pas réagit sur le coup. Je comprenais que ma mère faisait cela pour mon bien, parce qu'elle m'aimait. Je savais aussi que ce n'était certainement pas mon choix et que ça me couperait de la vie embrumé et facile à faire que j'avais à l'instant. Alors je lui ai répondu, après avoir longtemps serré des dents «va chier, conasse» et quatre mois plus tard j'étais dans l'avion pour me mener à Arcadia.


Comment aurait-elle pu négocier? Comment aurait-elle pu s'en échapper? À cet âge, à cette ombre de vie, elle n'avait aucune force à s'évader de ce qu'on lui avait diagnostiqué et prescrit. L'inscription ne fut une tâche difficile. Ses parents avaient été à Suntech Power bien assez longtemps pour accumuler de l'argent à faire pleuvoir sur les études de leurs enfants. Et Li Na avait su convaincre rapidement de quelques photos de graffitis la capacité à suivre dans les cours de sa jeune fille... avec mention du «si seulement elle pouvait mettre plus de vigueur à son apprentissage».

Et arrivé là, je n'étais pas plus surprise qu'une pute qui découvre ses propres ITS. C'était une école bien normale, avec des cons, des moins cons et des plus cons. Trop bien encadrer pour que j'étale mes débauches et exclus du reste du monde. Rien à foutre des querelles de clans, ni des spectacles grandioses animés par le cœur même de l'établissement... Non, je préférais garder précieusement mon temps pour me cacher dans les lieux inusités de l'école. C'est ainsi que j'ai rencontré Sarah.

Sarah, c'est la première fois qu'elle est tombée en amour. Sarah c'est sa confidente. Sarah c'est son amour, son rayon de soleil. C'est la présence qui la rend indestructible. Sarah c'est celle qui a pris Sasha dans ses bras pour pleurer, et qui a usé de son épaule, aussi. Ça, elle ne le dit à personne. Elle ne se le dit même plus à elle-même.

J'avais reçu une lettre de ma mère - elle m'écrit à chaque mois ou deux mois environ - disant qu'on avait perdu mon frère un mercredi à son école primaire. Et qu'on l'avait retrouvé couché en boule derrière les roues d'un camion à attendre qu'il recule. Il avait sept ans à l'époque. Et c'est Sarah que j'ai été voir. Je lui ai vomit dessus pendant des heures, toute ma rage, toute ma culpabilité et mes regrets. Elle n'a pas été dégoûté une seule fois. Elle m'a embrassé sur la bouche, puis elle m'a prise dans ses bras.

On s'était promis d'être tout l'une pour l'autre. De quitter le pays et d'aller faire sa vie. Elle arrêtait jamais de dire qu'elle avait hâte de foutre le camp - elle avait de sérieux problèmes familiaux. Elle possédait une voiture, et parfois on rêvait de s'envoler vers un autre état avec elle. Vers le Mexique, même, qui sait. J'espère que c'est ce qu'elle a fait. J'espère qu'elle est en train de faire sa vie et de s'envoyer en l'air avec toute les opportunités qu'elle a de s'éclater.


Sarah est portée disparut depuis un an déjà. Les autorités ont cessé les fouilles et il n'y a plus que Sasha la bornée qui étale des affiches de son amie perdue partout sur les babillards, les murs et les pare-brise de l'école. Une jeune femme qu'on ne retrouve plus jamais ainsi, c'est signe de mort, généralement. Mais Sasha préfère continuer à espérer. Parce que c'est moins douloureux, ou plutôt, ce l'est d'une autre manière moins brutale.

Encore rejetée. Encore seule. Du jour au lendemain... J'ai pourtant plus rien à espérer de la vie, hein? Héhé...

Linh avoua à sa thérapeute vouloir s'enlever la vie, encore. Sasha se sentit décrépir. Mais elle ne broncha pas. Elle se terra et souhaita qu'on lui coupe la vie d'une quelconque manière. Même si elle savait pertinemment qu'elle ne pouvait pas mourir. Pas tant qu'elle serait certaine que son frère et Sarah n'étaient pas perdus.

Arrêtons d'espérer pendant qu'il est encore temps.




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MessageSujet: Re: { le cœur en téflon et l'âme dans le jéjunom }   Lun 23 Nov - 17:56

Détails ici




Sasha parle l'anglais, le mandarin et le vietnamien. Son nom prononcé correctement sonne «ça chamaille», n'est-ce pas un peu drôle, pour le personnage qu'elle est, non?


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